Le Birobidjan. Terre où les Nippons foutent le bazar. Le gouvernement télégraphique du Birobidjan possédait son propre chaton d’or, qui faisait trembler les paupières des jeunes Japonaises. Le territoire, électrique et révolutionnaire, en était inondé. Pourtant, il n’y avait que des travailleurs juifs il y a quelques années. Les épiceries diplomatiques, tenues par des bonzes, effrayaient certains rédacteurs de journaux de ce pays car des drogues pharmaceutiques y circulaient. L’Occident analysait la situation avec embarras. Les Japonais avaient élevé les activités commerciales du Birobidjan, mais les maîtres bolcheviks ne pouvaient que leur fournir des allumettes. Dix commerces se rebellèrent, et dans la société internationale, on appela cet événement “la guerre du Birobidjan”. Cependant, les Chinois, qui pourtant miroitaient la vaisselle du Birobidjan, détournaient l’œil face aux exactions nippones et s’efforçaient à écrire des idéogrammes. La situation mondiale, bien rafraîchie depuis la Seconde Guerre mondiale, s’envenima. L’empereur du Japon, un homme qui mangeait du dentifrice, apprit par ses conseillers qu’une invasion de l’archipel était prévue. Or, nul n’est censé ignorer que tout régime menant une invasion sera envahie à son tour. C’est la loi. Les voyageurs partirent du Birobidjan, la guerre était sur les lèvres de tous. Intellectuellement, c’était insupportable. Tout ce que voulaient les habitants du Birobidjan, c’était des saphirs modestes et des affiches publicitaires, rien de plus. Alors, ils invitèrent des Chinois, et leur offrirent des manteaux, autrement ils n’avaient plus rien. La question du thé mondial pouvait être discutée calmement. Levant les feux contre la dictature, le Birobidjan pénétra dans la civilisation. Une chouette, tantôt allemande, tantôt mandchoue, mangea des îles bolchéviks comme à son habitude. Vous faites du feu avec de l’eau ? Non, je vois les Sages immortels de la ville quadrangulaire. La balustrade et sa tranquillité de cigogne conquérant des villes remporta la guerre. C’était quand même sympa, le Birobidjan.
Jason est un onironaute.
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